La Marque du Vampire (Universal, 1935) où Browning fait appel à Bela Lugosi qui avait donné corps au personnage de Dracula, tourné quatre ans plus tôt.
L'histoire : dans une Europe Centrale où les superstitions sont encore très vivaces, la population évite de sortir après la tombée de la nuit et chacun accroche son "herbe à vampire" devant portes et fenêtres. C'est dans ce contexte qu'un riche propriétaire meurt mystérieusement et les deux petites marques retrouvées sur son cou ne laisse aucun doute au médecin chargé de constaté le décès. Un enquêteur sceptique, accompagné d'un spécialiste en faits surnaturels (Lionel Barrymore), tente de percé ce mystère alors que d'autres agressions surviennent. Et la présence d'un étrange château dans les alentours attise les frayeurs car ses habitants, le Comte Mora (Bela Lugosi) et sa fille Luna seraient des revenants.
Un court film (1h) qui fleure bon l'oignon. Vous sourirez quand même en voyant une grosse chauve-souris en plastique survoler régulièrement les personnages. (Malgré mon attention, je n'ai pas vu le fil qui la suspendait : Tod Browning, c'est pas Ed Wood !).

Freaks, la monstrueuse parade (MGM, 1932) le film qui horrifia la puritaine Amérique et fut même interdit en Grande-Bretagne. L'histoire se déroule dans les années trente, dans le Cirque Tetrallini en tournée à travers l'Europe.
L'histoire : Hans, un lilliputien illusionniste, fiancé à Frieda, lilliputienne elle aussi, avec qui il partage la scène, tombe amoureux de la grande et belle Cléopâtre, la trapéziste. Au départ, celle-ci, amusée, se moque doucement de lui, acceptant ses avances et surtout ses cadeaux, sous l'œil jaloux et impuissant de Frieda. De son côté, Cléopâtre cultive en secret sa relation avec le beau et fort Hercule, le monsieur muscle du cirque. Ainsi lorsqu'ils apprennent que Hans a hérité d'une fortune, ce qui n'était qu'un jeu se transforme en plan machiavélique.
L'horreur tient de cette monstrueuse parade, dépourvue d'effets spéciaux. Effectivement, tous ces monstres de foires ont bien existé et Browning les filme de la façon la plus naturelle qu'il soit. Mais l'horreur naît aussi de leur profonde nature, pernicieuse, envieuse, machiavélique de celle que chacun peut avoir en soi sans être vilain pour autant. Seulement quand les deux sont mêlés cela donne ce film cultissime, véritable échec commercial à sa sortie, tellement dérangeant qu'il était. Aujourd'hui c'est une oeuvre incontournable que tout cinéphile se doit d'avoir vu.

A voir aussi

Dracula (1931)
L'histoire : Renfield, chargé de conclure une transaction imobilière avec le comte Dracula, se rend dans son château des Carpathes, où l'aristocrate, qui s'avère être un vampire, va l'hypnotiser pour le mettre sous ses ordres. Débarqué en Angleterre, Dracula ne tarde pas à créer de nouveaux semblables parmi la société locale en commençant par la jeune Lucy, fille du directeur d'un asile.

Parmi les nombreuses adaptations du roman de Bram Stoker, ce film de Tod browning est incontournable. D'abord, parce que le réalisateur lui-même est un de ceux qui font école dans ce cinéma des années 20-30, riche en oeuvres fantastiques. Ensuite, pour Bela Lugosi, évidemment, figure emblématique du vampire transylvanien. Enfin pour sa réalisation, sa recherche de lumières, d'effets et d'ombres. Un vieux film qui finalement aura bien vieilli et qu'il est vraiment appréciable de voir et revoir.
Clin d'oeil : on retrouvera aussi à la fin du film, cet immense escalier que Tim Burton reprend dans son court métrage Vincent Price.

Tag(s) : #FANTASTIQUE, #VAMPIRE, #CRITIQUES FILMS
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :